Face aux diverses révolutions ayant secoué (ou secouant encore) les pays arabes, le constat que l’on peut directement effectuer est celui d’une faillite des médias arabes, et d’une décadence du statut dont jouit la profession du quatrième pouvoir.
En effet, ce statut ne cesse de se dégrader après que de puissants réseaux sociaux aient pris la relève en termes d’information. En temps réel, des citoyens arabes avides de « vérités » tirés de la rue, qui démontrent « la réalité » que s’efforce de cacher d’autres journalistes (Propagandistes) d’Etat.
Si ces derniers ont le devoir de véhiculer la thèse d’un pouvoir en place, ils ne doivent pas néanmoins oublier qu’ils puisent leur métier et leur matière dans le peuple, et non pas en étant tournés vers une sphère du pouvoir de plus en plus éloignée du peuple qu’elle fédère.
Ce long « cache-misère » qu’entretenaient si brillamment ces journalistes, s’effondre à mesure que les masses populaires perdent foi en leurs leaders, qu’ils subissent de plus en plus et de plein fouet les changements et les crises qui minent le visage de l’économie mondiale.
Exprimer une colère n’aurait jamais pu être aussi salvateur !ces masses populaires révoltés n’ont utilisé aucun support de presse afin de révéler leurs vérités, mais se sont rabattus sur les réseaux sociaux, même avec les coupures récurrentes d’internet, en ayant foi que leurs messages passeraient.
Et le perdant dans tout ca? C’est bien les médias arabes qui !! Qui ont perdu leur crédibilité. A trop vouloir être serviles, ils ont perdu la fonction principale des médias, qui est l’information !ils véhiculent des informations erronées et tentent de manipuler les masses, faisant fi des exigences du 21éme siècle, plus d’ouverture et de démocratie, ainsi que plus de libertés pour tous !
A trop vouloir être conciliant, on développe l’extrémisme, et c’est bien cela qui se passe dans les sociétés arabes, le message de l’Etat n’a jamais été aussi contesté !
Qui est le responsable de ca ?surtout pas les professionnels du quatrième pouvoir, mais les responsables qui manipulent les journalistes afin de manipuler le peuple, ces systèmes politiques arrivent à leur faillite, et doivent obtempérer devant la volonté populaire, au risque d’embraser le monde arabe entier…
La balle est dans le camp des décideurs, il leur appartient de mener la réconciliation du peuple arabe avec ses médias, en offrant plus de champs de libertés, rétrécir ce dernier reviendrait à accélérer la fin…
© 2012 Created by Arne Grauls.
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