Journalism Network

Azerbaïdjan : "2010 l’année de l’écologie"-Hind RAHMOUNE-MAP-Bakou-07/05/2010

 

L’Azerbaïdjan, c’est lancé dans un programme massif de reconstruction et de développement qui fait du pays l’un des pôles d’attraction économique pour les pays occidentaux.

 

Lors d’un séminaire sur l’énergie et la sécurité organisé conjointement par Thomson Foundation et l’Union européenne, un groupe de journalistes marocains, tunisiens, algériens et libanais ont eu toute la latitude  de constater sur place la transformation record et spectaculaire qu’a connue la capitale Bakou.

  Le programme de reconstruction donne un nouveau visage a un pays fraîchement libéré de l’hégémonie de l’URSS en 1991.

Bénéficiant d’un financement conséquent issu des revenues des ses ressources gazières et pétrolières, Bakou a rénové et réhabilité d’une part son paysage urbanistique, et d’une autre son infrastructure, lui conférant un timbre authentique.

Cependant, cette transformation ne va pas sans engendrer un problème sérieux de pollution que le gouvernement essaie tant bien que mal d’en réduire les effets.

 

 

Les revenus énergétiques conséquents du pays ont été dans un premier temps principalement affectés a la modernisation et au perfectionnement des moyens d’exploration et de production du gaz et du pétrole.

La dépendance importante de l’économie de l’Azerbaïdjan de ses revenus énergétiques a poussé le gouvernement a diversifier son économie et a lancer plusieurs projets de réhabilitation sociale dans les domaines de l’éducation, de la santé, de l’agriculture et l’infrastructure.

 

 

La création le 29 décembre 2000 du Fonds pétrolier de l'État de la République d'Azerbaïdjan (SOFAZ) par un décret présidentiel est intervenue afin de mener à bien les chantiers de développement et garantir une transparence vis-à-vis des citoyens.

 

En effet les indicateurs économiques encourageants (9,5% de croissance prévue pour l’année 2010) font de l’Azerbaïdjan l’un des pays les plus prospères de la région.

Le gouvernement a construit un réseau de pipelines pour acheminer gaz et pétrole vers trois partenaires majeurs :l’UE, la Russie et l’Iran.

Avec son Sweet Light Crude, un pétrole de très bonne qualité, et sa production de gaz sans cesse croissante, l’Azerbaïdjan est devenu un enjeu de taille dans la politique géo-stratégique internationale.

 

 La Russie tente de préserver ses relations privilégiés avec l’Azerbaïdjan en concluant plusieurs accords d’énergie (South Stream et North Stream) qui garantissent un approvisionnement continu et conséquent en pétrole et en gaz.

L’UE, motivée par le désir de se séparer de sa dépendance énergétique de la Russie a conclu en 2006 un accord de partenariat énergétique avec l’Azerbaïdjan qui a débouché sur le lancement du projet Nabuko qui prévoit l’acheminement du gaz via des pays limitrophes comme la Turquie, la Bulgarie et la hongrie.

L’Iran et l’Azerbaïdjan, liés culturellement et historiquement, ont signé des accords en vertu desquels l’Iran se fait livrer 3 millions de m3 de gaz, renforçant ainsi le partenariat entre les deux voisins.

 

Ces accords ont ainsi renforcé la place prépondérante de l’Azerbaïdjan dans la région.

En effet le pays peut se targuer d’être l’interlocuteur de plusieurs puissances régionales qui nourrissent des intérêts contradictoires et semble bien gérer ses relations avec elles en ayant comme  finalité  la recherche du profit et la non dépendance d’un quelconque pays.

Dans le domaine de la reconstruction, Socar, la compagnie nationale du pétrole et du gaz, a prévu un milliard de dollars pour le nettoyage des résidus de l’exploitation pétrolière à Bakou.

 

Le coût total alloué à cette opération à l’échelle national est de 30 milliards de dollars pour les années a venir. A cet effet, 2010 a été proclamée par le président l’année de l’écologie.

Views: 0

© 2012   Created by Arne Grauls.

Badges  |  Report an Issue  |  Terms of Service